L'avortement.

Elle s'y précipite. Ce sont des ravins aux ombres bleues. Tout ce qu'il reste dans le frottement machinal des corps. Une histoire qui n'existe pas à la troisième personne mais qui se raconte de bouche en bouche. Je n'ai pas assez de déception pour aligner des mots, rien ne me pousse de craintes, les gens crèvent et je me répète depuis des années, je me répète. Je parle de mélancolies noires, d'araignées entrelassées, d'angoisses acides, de corps malaimés, de solitudes denses, d'horreurs indicibles, de vides en suspend, de rêves torturés, de subconscient à nu, d'absences conjurées, d'écriture à sens, de pensées descendues sur le papier, de langage absurde, d'avancée inexorable.. Je ressasse.


# Posté le mercredi 11 juillet 2007 05:30

Modifié le dimanche 08 mars 2009 08:42